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Raymond Troye


Meurtre dans un oflag (roman)

 

Meurtre dans un oflag (Labor, Espace nord - noir de noir, 2006) -  172 pages

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Dans le camp où un groupe d'officiers belges ronge son frein, le lieutenant Albert Jadin est assassiné: on l'a retrouvé le crâne fracassé dans le local qui sert à la fois de chapelle et de salle de théâtre. Il a été frappé à l'issue d'une représentation dont il était le metteur en scène.

Jadin était peu apprécié et nombreux seraient les suspects potentiels si Francen, le narrateur, n'était persuadé avoir commis le crime. Il détestait Albert qui, non content de l'avoir écrasé de sa condescendance pendant toute leur enfance, ne lui avait pris la fille qu'il aimait. Jadin se sent coupable, puis il en a l'intime conviction bien qu'il n'ait aucun souvenir de ses actes, un éclat de shrapnel dans le crâne lui occasionnant de fréquentes crises d'amnésie.

Quand il accepte de donner un coup de main à son camarade Ledru, policier dans le civil, il ne sait pas très bien s'il cherche des preuves de son innocence ou, au contraire, veut payer pour ses actes.

L'auteur du roman a écrit son roman - publié initialement en 1946 - dans le camp où il était prisonnier. Si l'intrigue est intéressante par le choix d'un narrateur qui est un coupable potentiel, ce que l'on retiendra surtout de l'ouvrage, c'est le témoignage sur le vécu d'internés de la seconde guerre mondiale dont on parle souvent peu : les prisonniers de guerre. C'est leur désoeuvrement qui frappe avant tout.

Le roman date un peu par son écriture très littéraire et qui, contrairement aux policiers actuels, ne laisse pas de place au langage parlé. Ce n'est toutefois absolument pas dérangeant.

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